Nicolas Cilins' works are instigated by encounters with people who exist at the fringe of our society, underlining both the urgency and the futility of our collective involvement as citizens.

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The Way We Walk
Film & Video installation
2020
Do Vietnamese people walk differently? This is the absurd question that triggered The Way We Walk, a film made in Saigon, Vietnam, and across its Mekong region. Committed to the commonality of the act of walking, participants subject themselves to interviews whilst being made to walk on a treadmill. They come up with preposterous theories and anecdotes in response to this strange torturing technique, demonstrating their love for the nation as they discuss the implications of regional politics. The Way We Walk’s main character is a treadmill that offers itself as a surface for projection, a machine to tell stories; a Trojan horse to question the policies of censorship.

Les vietnamiens marchent-ils différemment ? C’est la question absurde et le point de départ de The Way We Walk, réalisé à Saigon et sa région au sud du Vietnam. Les participants se livrent à une mystérieuse action commune en acceptant d’être interviewés tandis qu’ils marchent sur un tapis de course. Leurs témoignages oscillent entre théories abracadabrantes et anecdotes comme pour montrer leur patriotisme sans résister à pointer du doigt les dysfonctionnements de la politique régionale.Le personnage principal de The Way We Walk est un tapis de course, une surface de projection, une machine à raconter des histoires et un cheval de Troie pour défier la censure.


A film by Nicolas Cilins & Dustin Duc Thinh Duong
Editing: Dominique Auvray
Supports: LCB Litterarisches Colloquium Berlin, Robert Bosch Stiftung, Grenzganger Program, FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève and Stanley Johnson Stiftung


Karen
Film, 25’
2020
Bourges, France, Autumn 2019. After a divorce, a fifty-year-old Australian woman named Karen has lost everything: her husband, her house, her job, and her three children, who are six, eight, and thirteen years-old. She accepted to document her everyday life, living on the street and sleeping in the forest, but soon her past as a musical therapist is revealed as she mends the filmmaker, Nicolas Cilins. Karen’s songs are the soundtrack for the film.

Bourges, automne 2019. Suite à un divorce, Karen, une australienne d’une cinquantaine d’années, a tout perdu : son mari, son logement, son travail et ses enfants, six, huit et treize ans.Elle accepte de documenter son quotidien où elle vit dans la rue et dort dans la forêt. Mais très rapidement elle révèle son passé de thérapeute musicale et tente de soigner le commanditaire du film, Nicolas Cilins. Les chansons de Karen sont la bande originale du film.


A film by Nicolas Cilins
Editing: Dominique Auvray
Supports: FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève, ENSA Ecole Nationale Supérieure d’art, Bourges, France


Marabout
Video installation, 12’, loop
2018
In a dark, unlit space, a video is projected onto a tilted screen on the ground. It shows a succession of rapid acts filmed with subjective point-of-view in an apartment at night. During each one of theses acts, some of which recall filmed performance (Bruce Naumann, Vito Acconci, Paul McCarthy), descriptions of what we have just seen appear on the screen: "Wash your hands with the magic liquid", "Roll some dirt into small earth balls", "Rest an onion on your stomach"... These instructions were dictated to the artist by a Muslim holy man "in order to help him create a new work". Here, Cilins does away with limits; between the madness of obsessive compulsive disorders, the documentation of performances and mysticism, taking us on a fitful journey into the solitude of his nights within the confines of his flat.

Dans un espace noir et sans lumière, une vidéo est projetée sur un écran posé en biais à même le sol. On y voit un succession d'actions rapides filmées dans un appartement la nuit avec une caméra frontale. Pendant chacun de ces gestes, qui peuvent évoquer des performances filmées (Bruce Naumann, Vito Acconci, Paul McCarthy) apparaissent à l'écran des descriptions : « Wash your hands with the magic liquid », « Roll some dirt into small earth balls », « Rest an onion on your stomach »... Ces injonctions ont été dictées par un marabout à l'artiste « dans le but de l'aider à créer un nouveau travail. » Cilins abroge ici les limites : entre la folie des troubles obcessionnels compulsifs, la documentation de performances et le mysticisme. Il nous emporte dans une promenade agitée, confinée dans son logement, dans la solitude de ses nuits.


Text: Valentin Carron
Videostills: Nicolas Cilins
Installation views: Guadalupe Ruiz, Swiss Art Awards 2018, Federal Office of Culture
Supports: FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève et FMAC Fonds Municipal d'Art Contemporain de la Ville de Genève


ACTIONS
Performance, 70’
2017 —
https://www.actionsproject.org/

So who does what? This is the fundamental question that triggers ACTIONS as a response to the violence and the urgency of the great European migration crisis. In each city, the project invites refugees, representatives of the local authorities, and volunteers into a circular parliament. Their testimonies highlight the complexity and the shortcomings regarding the local reception of refugees. In cooperation with a local non‑profit organisation, ACTIONS lists the needs of the parties involved and gives spectators an opportunity to commit — or not. It enables links between people in the existing reception system and those who want to get involved.

Alors qui fait quoi ? C’est la question fondamentale que lance ACTIONS, afin de répondre à la violence et à l’urgence de la grande crise migratoire européenne. Dans chaque ville, le projet réunit des réfugiés, des représentants des autorités territoriales et des bénévoles. Il se déroule comme une assemblée circulaire où chacun s’exprime pour mettre en lumière la complexité et les déficiences de la situation locale d’accueil. En collaboration avec une association déjà active sur le terrain, ACTIONS dresse la liste des besoins, donne la possibilité aux habitants de s’engager ou pas, et permet, le cas échéant, la mise en relation de l’accueil existant et de personnes qui pourraient s’investir.

A performance by Nicolas Cilins, Yan Duyvendak & Nataly Sugnaux.

Photographs: Anne Volery, Palais de la Porte Dorée, Musée national de l’immigration, 2017 ı LUTZ/MAPS, La Bâtie Festival de Genève, Bernex, 2017 ı Giulia di Vitantonio, Ancona, 2017 ı Bolero Versoix, 2017 ı Pierre Descombes, Maison de Quartier des Eaux-Vives, Genève 2018
Production: Dreams Come True, Genève
Coproduction: La Bâtie-Festival de Genève; far° Festival des Arts Vivants, Nyon; Marche Teatro/Inteatro Festival – Ancona, Pour-cent culturel Migros
Supports: République et canton de Genève, Ville de Genève, Pro Helvetia - fondation suisse pour la culture, crédit de la Confédération destiné à l’intégration, Fondation meyrinoise du Casino, Stanley Thomas Johnson Foundation, Fondation Leenaards, Fondation Ernst Göhner, Bureau de l’intégration des étrangers BIE, Fondation JTI, fondation sesam, Ville de Versoix, Ville de Bernex, Ville de Satigny, Fondation suisse des artistes interprètes - SIS, Loterie Romande, CORODIS, Fondation du Jubilé de la Mobilière, FLUXUM Fondation.