Nicolas Cilins' works are instigated by encounters with people who exist at the fringe of our society, underlining both the urgency and the futility of our collective involvement as citizens.

Read more here




The Rocket Ladies
Sound installation: speakers and projectors, loop 9’38
2020
The Rocket Ladies is a sound installation composed of four speakers and two projectors, built upon the story of the installation of the Space-Launching Facilities in French Guiana. It recounts its creation through the voices of four Guianese women speaking Creole. Using their voices and bodies, they reenact the official speeches of the French engineers, journalistic commentaries, sociological testimonies, as well as the sounds of electronics and tools. They chose to present themselves as Véronique, Ariane, Europa, and Diamant, the female names of the rockets launched between 1960 and 1979.

Les Femmes Fusées a été réalisé avec le concours de Payaka Guyane, un groupe de femmes guyanaises basée à Bondy en région parisienne. Nées dans les années 60, et contemporaines de l’installation du champ de tir des fusées européennes en Guyane Française, elles ont choisi de s’appeler Véronique, Ariane, Europa ou Diamant, noms des fusées lancées entre 1960 et 1979, et de rejouer cette histoire en Créole au son de leurs voix et de leurs corps, reprenant les discours officiels des ingénieurs venus de métropole, les commentaires journalistiques, les témoignages sociologiques mais aussi les sons d’ambiance, les bruits de chantier, du lancement des fusées et du matériel électronique.



Photographs by Nicolas Cilins @ Centre d’art contemporain de Genève
With Payaka Guyane : Alice Fontellio, Marcellia Fontellio, Brigitte Victorine, Yolaine Wande
Supports: Ville de Genève, Fondation Simón I. Patiño, Cité Internationale des Arts, Paris


The Way We Walk
Film & Video installation
2020
Do Vietnamese people walk differently? This is the absurd question that triggered The Way We Walk, a film made in Saigon, Vietnam, and across its Mekong region. Committed to the commonality of the act of walking, participants subject themselves to interviews whilst being made to walk on a treadmill. They come up with preposterous theories and anecdotes in response to this strange torturing technique, demonstrating their love for the nation as they discuss the implications of regional politics. The Way We Walk’s main character is a treadmill that offers itself as a surface for projection, a machine to tell stories; a Trojan horse to question the policies of censorship.

Les vietnamiens marchent-ils différemment ? C’est la question absurde et le point de départ de The Way We Walk, réalisé à Saigon et sa région au sud du Vietnam. Les participants se livrent à une mystérieuse action commune en acceptant d’être interviewés tandis qu’ils marchent sur un tapis de course. Leurs témoignages oscillent entre théories abracadabrantes et anecdotes comme pour montrer leur patriotisme sans résister à pointer du doigt les dysfonctionnements de la politique régionale.Le personnage principal de The Way We Walk est un tapis de course, une surface de projection, une machine à raconter des histoires et un cheval de Troie pour défier la censure.


A film by Nicolas Cilins & Dustin Duc Thinh Duong
Editing: Dominique Auvray
Supports: LCB Litterarisches Colloquium Berlin, Robert Bosch Stiftung, Grenzganger Program, FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève and Stanley Johnson Stiftung


Karen
Film, 25’
2020
Bourges, France, Autumn 2019. After a divorce, a fifty-year-old Australian woman named Karen has lost everything: her husband, her house, her job, and her three children, who are six, eight, and thirteen years-old. She accepted to document her everyday life, living on the street and sleeping in the forest, but soon her past as a musical therapist is revealed as she mends the filmmaker, Nicolas Cilins. Karen’s songs are the soundtrack for the film.

Bourges, automne 2019. Suite à un divorce, Karen, une australienne d’une cinquantaine d’années, a tout perdu : son mari, son logement, son travail et ses enfants, six, huit et treize ans.Elle accepte de documenter son quotidien où elle vit dans la rue et dort dans la forêt. Mais très rapidement elle révèle son passé de thérapeute musicale et tente de soigner le commanditaire du film, Nicolas Cilins. Les chansons de Karen sont la bande originale du film.


A film by Nicolas Cilins
Editing: Dominique Auvray
Supports: FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève, ENSA Ecole Nationale Supérieure d’art, Bourges, France


Marabout
Video installation, 12’, loop
2018
In a dark, unlit space, a video is projected onto a tilted screen on the ground. It shows a succession of rapid acts filmed with subjective point-of-view in an apartment at night. During each one of theses acts, some of which recall filmed performance (Bruce Naumann, Vito Acconci, Paul McCarthy), descriptions of what we have just seen appear on the screen: "Wash your hands with the magic liquid", "Roll some dirt into small earth balls", "Rest an onion on your stomach"... These instructions were dictated to the artist by a Muslim holy man "in order to help him create a new work". Here, Cilins does away with limits; between the madness of obsessive compulsive disorders, the documentation of performances and mysticism, taking us on a fitful journey into the solitude of his nights within the confines of his flat.

Dans un espace noir et sans lumière, une vidéo est projetée sur un écran posé en biais à même le sol. On y voit un succession d'actions rapides filmées dans un appartement la nuit avec une caméra frontale. Pendant chacun de ces gestes, qui peuvent évoquer des performances filmées (Bruce Naumann, Vito Acconci, Paul McCarthy) apparaissent à l'écran des descriptions : « Wash your hands with the magic liquid », « Roll some dirt into small earth balls », « Rest an onion on your stomach »... Ces injonctions ont été dictées par un marabout à l'artiste « dans le but de l'aider à créer un nouveau travail. » Cilins abroge ici les limites : entre la folie des troubles obcessionnels compulsifs, la documentation de performances et le mysticisme. Il nous emporte dans une promenade agitée, confinée dans son logement, dans la solitude de ses nuits.


Text: Valentin Carron
Videostills: Nicolas Cilins
Installation views: Guadalupe Ruiz, Swiss Art Awards 2018, Federal Office of Culture
Supports: FCAC Fonds Cantonal d'Art Contemporain, République et canton de Genève et FMAC Fonds Municipal d'Art Contemporain de la Ville de Genève